Un art à cultiver toute l’année
La vacance est un état de disponibilité à ce qui se présente, une capacité de se déconnecter d’un flux de préoccupations pour errer, déambuler, dériver à la manière d’un Guy Debord, faisant l’éloge de la dérive psycho-géographique dans les quartiers de Paris. Un état flottant permettant de regarder les choses autrement. Partir pour une journée, sans but, dans un quartier, se laisser inspirer, étonner, rencontrer… Sans but ! Voilà une idée bien subversive à l’heure où certaines vacances ressemblent à des parcours du combattant, ou à une série de « must » à visiter, de choses – utiles- à faire absolument.
La vacance au quotidien, ne fût-ce que quelques instants, me paraît tout aussi utile et nécessaire que de partir en vacances en mettant sa vraie vie entre parenthèses.
Alors que vous partiez ou non qu’importe, je vous invite à tester durant l’été cet art de la dérive, cet état de flottement qu’est la vacance. Choisissez une journée. Un endroit pour une déambulation. À 2/3 maximum. Et laissez vous guider par votre inspiration, vos rencontres, vos sensations. Histoire d’être présent à ce que vous êtes et ce qui vous entoure et de lâcher le faire (ou le fer ?) pour un peu d’être…en vacance.
Pour aller plus loin
L’article Théorie de la dérive et pour les Grenoblois, la librairie la dérive, place Sainte-Claire.