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De l’art d’envoyer valser sa carrière

La reconversion a le vent en poupe, accélérée par la crise du Covid, les prises de conscience que "l'on a qu'une vie!", comme l'expriment les entrepreneurs interviewés dans cet ouvrage "De l'art d'envoyer valser sa carrière", écrit par Alexia Colson-Duparchy. Une source d'inspiration intéressante et nuancée à destination de ceux qui hésitent à faire d'une passion un métier.

Temps de lecture : 2 minutes

De l'art d'envoyer valser sa carrière
De l'art d'envoyer valser sa carrière
De l'art d'envoyer valser sa carrière

En préambule


« Aventuriers de la déviation, déserteurs du « boulot à la con », artisans de leur vie, néo-entrepreneurs, apôtres de la quête de sens » (à qui le dites-vous 😉 !), « bifucateurs, bobos inconséquents… nous les admirons, nous les jugeons, nous les envions, nous les détestons, nous les comparons. Et puis, on se prend à rêver d’avoir le courage et l’audace de les rejoindre. »

Ainsi commence ce beau livre (illustré par les dessins d’Eve Grosset) d’Alexia Colson-Duparchy, ancienne avocate reconvertie devenue mentor pour les entrepreneurs.
De la publicité à l’agriculture, de la banque à la cave à vin, de juriste à boucher, de chef de produit à artisan-torréfacteur, d’avocat à brasseur, de directeur d’agence de emarketing digital à crémier-fromager : que de chemins parcourus !

Leurs conseils


Structuré en 4 parties, L’appel de la terre, vers l’humain, oser l’artisanat, retour à l’esprit, cet ouvrage donne la parole à d’anciens cadres ayant suivi leur intuition, écouté les signaux de leurs corps disant « je n’en peux plus » et l’appel d’air qui leur intimait de suivre leur élan intérieur.

Loin de délivrer des recettes clés en main – les entrepreneurs partagent également leurs doutes et difficultés – tant le chemin est souvent long avant que les choses ne prennent forme, deux choses reviennent néanmoins inlassablement.

Tout d’abord s’écouter et se faire confiance. Ce qui nécessite de s’entourer de personnes qui vous encouragent et d’avoir le soutien du compagnon ou de la compagne de vie.

Ensuite de s’affranchir du supposé regard des autres concernant le revenu, le statut social (« Je suis dans le fromage sonne rarement aussi bien que « dans la finance » écrit Sébastien Delasnerie !) et d’estimer ses vrais besoins. De manière quasi systématique, mathématique, mécanique, leur salaire a été divisé par 2, 3 ou 4 mais… ils ou elles ne regrettent rien.

A lire, donc, pour vous laisser inspirer par ces parcours de vie singuliers, ces sorties de l’autoroute pour suivre des chemins de traverse, des routes de campagne !

Pour aller plus loin : La révolte des premiers de la classe,Jean-Laurent Cassely, Editions Arkhe, 2017